Les régimes obligatoires versent un revenu de subsistance, jamais votre revenu. Vos charges, elles, ne s'arrêtent pas. La prévoyance comble cet écart — à condition d'être calibrée sur votre caisse, votre statut et votre train de vie.
Depuis juillet 2021, les indemnités journalières des professionnels libéraux sont versées par l'Assurance maladie pendant les 90 premiers jours. Le plafond ne suit pas le revenu. Ensuite, c'est la caisse qui prend le relais — CARMF, CARCDSF, CARPIMKO, CAVEC, CIPAV, CNBF — chacune avec sa logique.
Illustration pour un professionnel libéral percevant 120 000 € par an (10 000 € par mois) : l'indemnité journalière plafonnée de l'Assurance maladie, environ 197 € par jour, représente 5 900 € par mois, soit près de 59 % du revenu. À partir du 91e jour, le relais dépend de la caisse. Ordre de grandeur indicatif, barèmes 2026, hors situations particulières.
Le régime obligatoire, la fiscalité des cotisations et les outils ne sont pas les mêmes selon que vous exercez en nom propre ou à la tête d'une société. Le bilan commence par là.
Médecins, dentistes, avocats, pharmaciens, experts-comptables, architectes, artisans et commerçants : votre couverture dépend de votre caisse, et la plupart exigent une inaptitude totale pour déclencher une rente d'invalidité.
Président de SAS ou gérant minoritaire, vous relevez du régime général — avec des indemnités journalières plafonnées bas et un capital décès forfaitaire de l'ordre de 4 000 €. Gérant majoritaire, vous êtes TNS malgré la société.
Un contrat de prévoyance n'est pas bon ou mauvais dans l'absolu : il est bien ou mal réglé par rapport à ce que votre régime obligatoire verse déjà et à ce que votre budget doit absorber.
Des indemnités journalières qui complètent celles du régime jusqu'au revenu réel. Les réglages qui comptent : la franchise (en jours, différente pour maladie, accident et hospitalisation), le montant journalier et la durée de versement, jusqu'à 1 095 jours.
Une rente versée jusqu'à la retraite si l'arrêt devient définitif. Le point décisif est le barème d'évaluation : professionnel (votre métier), fonctionnel (le corps) ou croisé — et le seuil à partir duquel la rente se déclenche, souvent 33 % en contrat privé contre 66 % ou 100 % dans beaucoup de caisses.
Un capital pour solder les dettes et donner du temps, une rente de conjoint pour remplacer le revenu, une rente éducation par enfant jusqu'à la fin des études. Trois outils distincts — le capital seul est rarement suffisant.
Frais généraux permanents pour le cabinet ou l'étude, homme-clé pour la société, garanties croisées entre associés. Protéger le revenu ne suffit pas si l'outil de travail ne survit pas à l'arrêt.
La prévoyance est un contrat d'assurance, avec ses conditions. Mieux vaut les connaître avant qu'au moment du sinistre.
L'assureur évalue le risque à la souscription : déclarations de santé, parfois examens médicaux. Certaines pathologies peuvent être exclues ou surprimées. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L. 113-8 du Code des assurances), une omission de bonne foi une réduction des prestations — la sincérité est votre première garantie.
Les tarifs dépendent de l'âge, de la profession, des garanties et de la franchise. Ils augmentent avec l'âge sur la plupart des contrats. Le bon contrat n'est pas le moins cher aujourd'hui : c'est celui dont les définitions contractuelles paieront le jour venu.
En cadre Madelin, les cotisations réduisent le bénéfice imposable, mais les indemnités journalières et rentes perçues sont imposables comme un revenu. À l'inverse, un contrat hors Madelin verse des prestations non imposées. Le choix se raisonne selon votre tranche marginale.
Ce que votre caisse et l'Assurance maladie versent réellement, à quelle date, pendant combien de temps — à partir de vos revenus et de votre classe de cotisation.
Revenu à maintenir, charges professionnelles et personnelles incompressibles, épargne mobilisable : le montant à couvrir, mois par mois, en incapacité, invalidité et décès.
Franchises, montants, barème d'invalidité, rentes, cadre fiscal. Une proposition détaillée, avec les exclusions et le coût, présentée sans pression.
Revenus qui augmentent, association, naissance, changement de statut : le contrat est revu à chaque étape, pas seulement à la signature.
Des repères généraux, à confirmer au regard de votre caisse, de votre statut et des conditions contractuelles en vigueur.
Tout dépend de l'écart entre ce qu'elle verse et ce dont vous avez besoin. Pour un revenu supérieur au plafond de la Sécurité sociale, la couverture obligatoire représente souvent une fraction minoritaire du revenu, et l'invalidité n'est reconnue qu'à des seuils élevés. Le bilan chiffre cet écart avant toute recommandation — il peut aussi conclure que votre couverture est suffisante.
Un dispositif fiscal réservé aux travailleurs non salariés qui permet de déduire du bénéfice imposable les cotisations de prévoyance, de retraite et de santé, dans des plafonds calculés sur le bénéfice et le plafond de la Sécurité sociale. En contrepartie, les prestations sont imposables. Il ne s'applique pas aux dirigeants assimilés salariés.
Le barème fonctionnel mesure l'atteinte physique ou psychique, indépendamment du métier. Le barème professionnel mesure l'incapacité à exercer votre profession. Un chirurgien qui perd l'usage d'une main est peu invalide au sens fonctionnel, totalement au sens professionnel. Le choix du barème change tout au moment du sinistre.
Le tarif dépend de l'âge, de la profession, de l'état de santé, des garanties et des franchises retenues. Il ne peut être donné qu'après le recueil de vos besoins et l'étude de votre situation. Le bilan présente le coût en face de ce qu'il couvre, et compare plusieurs réglages.
Une prévoyance collective financée par la société pour ses dirigeants et cadres, une assurance homme-clé au bénéfice de l'entreprise, et des garanties croisées entre associés. Ces outils s'articulent avec votre rémunération et votre retraite ; ils sont étudiés ensemble.
Oui, dans les conditions prévues au contrat : augmentation des garanties (parfois avec nouvelles formalités médicales), changement de franchise, ajout de bénéficiaires. Le suivi annuel sert précisément à réajuster les garanties à l'évolution de vos revenus et de votre situation familiale.
Ce que votre régime verse, ce qu'il manque, ce qu'il coûte de le couvrir. Une analyse chiffrée de votre situation, sans engagement.
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